Création 2021:  "Croûtes"

Célébration terreuse

Une ville. Une place. Un butte de terre. 

Comme un hommage à notre sol. 

« Terre en vue ! » 

Il y’a de l’espoir chez les marins. 

Alors, avant qu’elle ne se craque et nous avale, 

Avant que la guerre nous la confisque, 

Avant de la perdre complètement de vue, 

Faisons cette fête 

Celle qui résiste et qui s’épuise 

La Der des Der comme ils disaient 

Après on creuse un trou et on en parle plus. 

Enfin on verra... 

A l’heure de cette prise de conscience massive de la dégradation de la biodiversité et du malaise que provoque l’irréversibilité de ce constat, nous cherchons avec ce spectacle, à interpeller les imaginaires et les sens des spectateurs face à cette entité, indispensable à toutes vies terrestres, et pourtant extrêmement fragilisée: le sol vivant.

 

Et nous souhaitons pour ce faire, écrire une fresque joyeuse et sensible mettant en jeu l’histoire de notre rapport au sol vivant, des origines à aujourd’hui, pour mieux le recomposer. 

 

Nous allons modifier le paysage urbain le temps d’un spectacle, en y installant une image, celle d’une croûte, d’une tâche, d’une terre, sale pour certains, promise pour d’autres, cette butte qui est notre sujet et notre terrain de jeu. 

 

Qu’elle soit jardin d’Eden, chantier, décharge, observatoire, podium, taupinière ou ruine, nous allons raconter avec démesure et humour, l’insatiable obsession de l’Homme à maîtriser la terre. 

 

A la manière des fêtes païennes et du carnaval, souvent centrés sur des incarnations de la nature et la satyre des catégories sociales, nous allons jouer cette fête en trois temps : l’arrivée des Hommes sur terre, l’épuisement du sol et des Hommes, et les Hommes qui recommencent… autrement ? 

 

 

« Faire une fête autour d’un tas de terre pour exorciser les écueils sur lesquels la société occidentale butte dans son rapport à la terre, et dessiner un « nouveau » rapport au monde qui enterre le dualisme sujet-objet, culture-nature. »

Phrase de synthèse de la résidence d’écriture - février 2020.

 

 

« C’est un peu le feu de la Saint Jean, mais avec une butte de terre ». 

Phrase de clôture de la synthèse de la résidence d’écriture - février 2020.

L'équipe: lien vers les bios

Idée originale : Albane Danflous


Metteur en jeux : Michael Egard (Zaï zaï zaï - collectif Jamais trop d’art, Après moi le déluge - cie Avec des Génariums, cie la Boca abierta, l’élégance et la beauté Jacky Star) 

 

Chorégraphe: Philippe Priasso (Cie Beau Geste - Convoi exceptionnel)


Joueuses et joueurs : Jonathan Aubart (ESAD, cie Adhok), Albane Danflous (Le Samovar, école du jeu, cie Mycélium), Juliette Frenillot (Le Lido, cie PDF), Emilie Marin (Le Samovar, cie cahin-caha, collectihifhifhif), Gabriel Soulard (Master 2 d’écologie et d’économie, cie Mycélium, cie La Meute 78 Tours).

 

Production : Maria-Sophie Boizard

Régie générale et construction : François Marsollier 

Création sonore : Josepha Pelpel

Artificier: Achil Bras

Costumes: Camille Lacombe

Avec la participation de Sylvie Bernard (Cie Cogne trottoirs), Barthélémy Guéret (Cie Les Barjes), César Roynette (Cie Bonjour Désordre), Daniel Cluzeau (maître de conférence à l’université Rennes1, écologie du sol), de Kévin Gourier (fossoyeur communal de la Ville d’Alençon), et des habitants du quartier Villeneuve à Alençon.

Sortie: été 2021

Production, co-productions et résidences :

Cie Mycélium – association Ces dames disent et compagnie – Alençon / Le Fourneau – CNAREP – Brest / Atelier 231 – CNAREP – Sotteville-lès-Rouen / Eclat(s) de rue - Ville de Caen / Au bout du plongeoir – Thorigné-Fouillard / Le POLAU - Saint-Pierre-des-Corps / Transfert - Nantes / Le Tapis Vert – La Lacelle / Chapel-Mêle - Alençon / Compagnie OCUS – Saint-Germainsur- Ille / Scène Nationale 61.

Aide à la création : Région Normandie / Département de l’Orne / Ville d’Alençon / Réseau RENAR

© Compagnie Mycélium 2019 / Graphisme Damien Toillon / Réalisation: tous seuls comme des grands

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